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Discours de l'ami invité d'un mariage
graziella@ecrivainpublic.eu
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Pour toi xxxxx, pour toi yyyyy
Comme un mirage incertain dans une vallée incertaine transmet au regard qui le perçoit l’espérance d’un meilleur, le miroir ici posé reflète une vérité relative qui fixe les limites de ce même regard.
Hologramme d’une expérience sans commencement, l’être en extase devant son image se confond avec l’éphémère du support.
Que reste-t-il de toi xxxxx ?
Que reste-t-il de toi yyyyy ?
Tu as cru à la vie de celui qu’il te plaisait d’admirer ! Le voici éteint.
Images, mirages, reflets et hologrammes, tous aussi vide d’existence.
Le temps, suite infatigable de moments imbriqués, comme ce pinceau, assemblage d’un bout de bois et d’une volée de fils de nylon, fera son œuvre ; les supports s’éteindront.
Une seule chose restera insaisissable, immuable et permanente !
Cette chose, ce sont ces liens, d’une pureté sans faille, que nos cœurs grands ouverts ont tissé entre nous, comme un pont que le bonheur emprunterait à loisir, inondant au passage les êtres qui s’y seraient arrêtés, aux flux et reflux de ses vagabondages.
Cette chose, on la nomme communément « l’amour » ; non pas avec un grand « A », décor dérisoire d’un vide insondable, mais avec un « a », cette source naturelle qui ajoute aux flots d’un bonheur intarissable, immuable et permanent !
Les mots sont des barrières infranchissables, si le geste ne traduit la profondeur du message.
Trois mots : « je t’aime »
Derrière cette déclaration susurrée d’une voix de circonstance, les traductions sont autant de cause de divorce que d’inaltérable complicité.
« Je t’aime parce que tu es si beau, si généreux, si bon, si intelligent, …, parce que je me sens si bien avec toi, … »
Le « parce que » est la cause du « ne plus » du « je ne t’aime plus » lorsque la raison du « parce que » n’est plus ou qu’un autre phénomène l’a voilée.
Est-il donc besoin de mots pour dire « je t’aime », pour aimer ? [...]
Écriture d'une poésie en vers
Écrire un texte en prose
Je rédige vos courriers
J'écris le récit d'une période de votre vie
Je conjuge le mot et la pensée à tous les temps, sur tous les tons, selon votre désir
J'écris pour vous
« Un bon discours ne doit être basé sur rien, tout en donnant l'impression d'être basé sur tout » (P. Dac)